Le 1er avril 2015, un membre de l’équipe de l’ICAGM s’est entretenu avec la nouvelle sous-ministre adjointe (SMA) de la Direction générale des approvisionnements de Travaux Publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC), Lisa Campbell, pour en apprendre davantage sur ses idées concernant la communauté d’approvisionnement et de gestion du matériel.
Mme Campbell a été nommée à son poste actuel au mois de janvier 2015. Avant de devenir sous-ministre adjointe elle était sous-commissaire principale dans les Directions générales des fusions et des affaires civiles au Bureau de la concurrence. Elle a travaillé comme avocate plaidante dans un cabinet privé et a tenu divers postes de haute direction au sein du gouvernement fédéral. Avec une équipe comptant plus de 1400 employés, Mme Campbell va diriger des projets et des initiatives qui aideront le gouvernement fédéral à continuer d’offrir des solutions innovantes et efficaces pour combler ses besoins d’approvisionnement.
Elle a partagé avec nous certaines de ses réflexions, formées depuis qu’elle a assumé son nouveau poste…
Question : venant d’une organisation plus petite et ayant aussi travaillé dans le secteur privé, qu’avez-vous perçu comme la surprise la plus agréable en tant que SMA de la Direction générale des approvisionnements?
Réponse : la taille de l’organisation n’a pas été une surprise car j’ai travaillé dans des petites et des grandes organisations dans le passé. Je dirais peut-être que les « surprises » les plus agréables ont été de constater l’ampleur impressionnante des biens et services que la Direction générale des approvisionnements achète au nom des ministères et agences, ainsi que la créativité et les pratiques novatrices des employés. J’ai déjà rencontré environ deux tiers de ces employés et j’ai été impressionnée par leur implication et leur dévouement envers leurs emplois. La Direction générale des approvisionnements est en pleine période de grandes transitions et, en tant que groupe, ses membres semblent prêts à accepter ces changements.
Question : il y a de bonnes chances qu’un nouvel agent d’approvisionnement ne puisse pas concevoir de la vie d’une SMA. Pouvez-vous nous décrire une journée de travail typique afin de nous expliquer comment vous faites pour gérer les difficultés reliées au travail?
Réponse : avant tout, les tâches rattachées à cet emploi se rapportent à établir des réseaux et préserver les relations. Je passe le gros de mes journées, de 9 h du matin à 6 h de l’après-midi dans des rencontres, souvent avec les mêmes intervenants car certains de nos dossiers sont très complexes et sont étalés sur plusieurs décennies. Je suis aussi consciente du besoin de me réserver du temps pour penser, de quoi réfléchir sur différentes questions concernant l’organisation, comme par exemple la direction qu’elle doit prendre ou ce dont elle aura de besoin pour l’avenir.
Question : selon vous, quel sera le rôle de la Direction générale des approvisionnements dans cinq ans en termes de services qu’elle fournit aux autres ministères et agences?
Réponse : j’envisage que le rôle de la Direction générale des approvisionnements va continuer d’évoluer alors que nous allons travailler sur l’introduction de stratégies de mobilisation des clients et des fournisseurs plus formelles, que nous allons utiliser les données recueillies pour aider nos clients à planifier et à prévoir leurs achats, et que nous cherchons à intégrer les pratiques que nous retrouvons à l’international dans notre propre approche. Je crois que nos responsabilités vont évoluer vers un rôle de facilitation avec moins d’emphase sur le traitement des transactions individuelles. Je crois aussi que nous allons continuer d’essayer de déléguer les opérations d’achat jusqu’au niveau le plus près de la demande originale afin que ces achats puissent arriver plus rapidement aux clients-mêmes.
Question : quels effets croyez-vous que la technologie aura sur le rôle de la Direction générale des approvisionnements?
Réponse : j’essaie maintenant de travailler sans papier et, jusqu’à date, je rencontre ma cible environ 99 % du temps. Je reconnais que, pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons pas atteindre le 100 % mais je pense que la technologie à notre disposition nous offre de plus en plus les outils nécessaires pour faire notre travail. La plupart de nos nouveaux employés et une grande partie de nos clients et fournisseurs sont déjà à l’aise avec l’utilisation de procédures entièrement automatisés. Même que, dans les prochains 18 à 24 mois, je m’attends à ce que nous fassions davantage usage de la technologie dans la façon dont nous menons nos opérations quotidiennes.
Question : d’après vous, quel est le problème le plus urgent que la communauté d’approvisionnements et de gestion du matériel devra adresser dans les prochains 18 mois?
Réponse : je crois que le problème le plus urgent à court terme continuera d’être le fait de devoir équilibrer le besoin de rapidité de service dans notre environnement d’approvisionnement avec la nécessité de procédures qui sont à la fois équitables et transparentes. Dans le moyen et long terme, notre plus grand défi sera l’évolution de nos effectifs. Nous devons continuer à recruter et former d’autres employés diligents et dévoués, du même calibre que la génération précédente, tout en continuant de faire évoluer nos activités d’affaires.
Question : quels conseils donneriez-vous à un nouvel agent d’approvisionnement ou gestionnaire de matériel?
Réponse : je dirais à tous, qu’ils soient nouveaux employés ou vétérans, d’avoir du plaisir dans leur travail. De saisir toutes les occasions qui se présentent à eux. De prendre des risques et d’essayer des nouvelles choses. Car, dans un avenir prochain, il y aura beaucoup d’occasions de progresser dans la communauté d’approvisionnement et de gestion du matériel.